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Campagne contre la mutilation génitale


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Marie-Roger Biloa,
Présidente,
Club Millenium


Aux PIONNIERES INCONNUES DES INDEPENDANCES AFRICAINES

Un hommage aux femmes africaines qui ont contribué
aux luttes de libération pour l'indépendance

Cinquante ans que l’Afrique se pense et se projette dans une organisation commune, l’OUA hier, l’UA aujourd’hui. Née dans le sillon de luttes pour l’indépendance souvent éprouvantes et gagnées de haute lutte, l’Union africaine rend un hommage mérité aux « Pères Fondateurs ». Kwame Nkrumah, Gamal Abdel Nasser, Félix Houphouët-Boigny, Sékou Touré, Modibo Keita ou Julius Nyerere… Des noms familiers dans le bréviaire de tout Africain, des marqueurs d’identité, des figures tutélaires. Oui, mais il y avait aussi des femmes… Il était temps de s’en souvenir et de saluer la contribution essentielle des « Mères Fondatrices » dans le processus de libération et d’émancipation de notre Continent, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, dans une démarche naturellement panafricaine.

A côté des quelques figures connues comme Winnie Mandela ou Djamila Boukhires, il a fallu secouer l’emprise de l’oubli et extirper des mémoires tant d’héroïnes enfouies. Certaines sont évoquées pour la première fois dans unécrit, une vraie satisfaction ; tant d’autres ne seront jamais reconnues, malgré des exploits parfois dignes des plus grandes légendes, un vrai regret. Par ailleurs, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne, tant il est vrai que la lutte n’a pas connu la même intensité au Bénin et au Cameroun, à Madagascar ou en Centrafrique. L’effort accompli n’a jamais eu, néanmoins, la prétention de l’exhaustivité. Ce livret se veut avant tout un hommages à toutes les combattantes de la liberté ; un rappel didactique de la dualité des genres, homme-femme ; une exploration d’un pan peu exposé de l’histoire des femmes africaines; une inspiration pour les jeunes générations en mal de repères et de modèles ; un complément indispensable pour célébrer dignement le cinquantenaire d’une organisation qui n’a pas démérité en matière de promotion de l’égalité des sexes et de répartition des responsabilités en son sein. N’est-elle pas la seule institution de son envergure à avoir instauré la parité parfaite parmi ses dix commissaires dont cinq sont des hommes?

Les femmes engagées dans le combat pour l’indépendance des pays africains viennent souvent d’horizons différents. Parmi elles, des femmes éduquées, des analphabètes, des femmes de la campagne ou de la ville, des femmes au foyer ou encore des ouvrières. Pendant la période coloniale et au-delà, la résistance des femmes est liée à un élément majeur : leur place dans le circuit marchand, et celles qui ont pu acquérir une autonomie économique ont été les premières à s’organiser pour revendiquer des droits pour leur communauté et pour elles-mêmes. En première ligne, vaillantes et intrépides, les commerçantes d’Afrique de l’ouest, mais aussi les citadines d’Afrique du Sud qui ont défendu leurs droits bafoués avec une force et une persévérance qui leur a valu la victoire sur l’administration coloniale dépassée par leur acharnement, leur organisation et leur courage. La plupart adhèrent très vite à l’ANC, qui à sa création, en 1912, était une organisation menée par les hommes. Dès l’année suivante, les femmes commencent à livrer leur premier combat dans l’Etat d’Orange contre la législation sur les passes qui leur étaient imposés.


Marie-Roger Biloa,
Présidente,
Club Millenium

 

 

 


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